Metal Gear Survive : La survie de Konami

Analyse Metal Gear Survive : La Survie De Konami

PC

PS4

ONE

Titre: Metal Gear Survive
Développeur: Konami
Éditeur: Konami

Genre: Survie / Tower Defence
Multi: Oui (Coop 4 Joueurs)
Sortie: 20/02/2018

Metal Gear Survive possède un statut quelque peu particulier: Rattaché à une série de renom dont le créateur Hideo Kojima fut viré en 2015, et dont le jeu en question reprend tout les fondements établis auparavant, tout en les changeant en partie pour les adaptés aux genres en vogue à notre époque. De ce fait, le test sera divisé en 2: La première partie se focalisera uniquement sur ce que le jeu propose, en omettant volontairement tout ce qui est en rapport de près ou de loin avec l’oeuvre dont il est issu. La deuxième partie s’adresse directement aux fans, que trouver dans cet épisode en rapport avec le reste et comment le juger ? La question que vous devez vous poser est: Pourquoi procéder ainsi ? Tout simplement car le fan de la série et le gamers lambda ne recherchent pas du tout les mêmes choses au sein de ce jeu, qui est une scission entre la création originale, et la nouvelle vision que tente d’insuffler Konami dans “sa” licence.

Intro Maestro

Metal Gear Survive incarne beaucoup de choses… La moquerie chez les un, l’avidité d’une société chez les autres, le prototype du jeu solo de demain, mais encore: Que devient une saga hors des mains de son créateur ? Ou pour terminer: Que donne un jeu lorsque ses mécaniques initiales sont implantées dans un nouveau genre ? A toutes ces questions, Metal Gear Survie y apporte une réponse, et pas forcément la meilleur au quel on pourrait s’attendre… Que ce soit pour le fan de la série, ou le nouveau joueur faisant fie du passé, mais se demandant si cette combinaison entre ancienne gloire de l’infiltration avec de la survie et du defence tower est vraiment pertinent ? Et c’est ce qu’on va tenter de voir ensemble durant ce Test/Analyse sur lequel j’ai passé 40 heures.

Konami : 2015 - 2018

En 3 ans d’activitée, donc de 2015 à 2018, Konami à développé / Edité ~ 10 jeux… 10 jeux… Pour vous donner une idée, sur la période de 2010 – 2013 Konami en sortait le double, et si on remonte à l’ère de la PS2, toujours sur une durée de 3 ans, de 2002 à 2005, ce sont près de ~70 jeux qui ont vu le jour sous le sceau de Konami. Il y a des signes qui ne trompent pas en dehors d’un changement de ton de direction, et de la fuite des cerveaux, le peu d’activité entrepris par Konami (quelque sois le support) laisse présager une captation des acquits sans vraiment vouloir bousculer tout ce qui fut déjà posé. Un Konami moins prolifique donc, mais également moins imaginatif, devant faire face à un mécontentement interne se traduisant jusque dans les jeux crées.

Pour les vétérans de la série, certains se rappellent l’annonce en message codé de Big Boss au sein de MGS3, et bien le même type de procédé fut repris par quelques membres de l’équipe de développement de Métal Gear Survive, histoire de faire passer un petit message au publique.

Le message est contenu dans le nom des soldats sur le rapport, une fois les lettres alignées, la phrase suivante apparaît: “KJP Forever(Kojima Production Forever). Cependant, si le début du message marque un réel attachement de l’équipe envers leur ancien leader (qui a formé à chose près tous les gens qui ont bossé sous ses ordres sur la saga MSG et ZOE), le reste est beaucoup moins flatteur pour Yota Tsutsumizaki (Directeur) et Yuji Korekado (Producteur) qui sont nommés sous le nom de “Yota le Batard” et “Yuji Le fourbe” sur la feuille d’appel, avec la mention AWOL pour déserteur. Ce qui est assez étonnant, ce sont les 2 noms interpellés, car si le 2 ème peut être compréhensible (Yuji Korekado travaille avec Kojima depuis le premier MGS), cela est plus surprenant pour le premier qui a participé à peu de productions par rapport au 2 ème producteur (car Yuji n’est qu’un des deux producteurs du jeu) se nommant Noriaki Okamura, et qui lui, pour le coup, accompagne Kojima depuis Policenauts… Hors aucune ligne sur lui, pourquoi ? Mystère… Reste que le développement à dû être plus que houleux.

Une journée en enfer

L’histoire nous place dans la peau d’un soldat créé par le joueur, faisant partie de la MSF (Militaire Sans Frontière, qui est l’appellation originale, Kojima ayant beaucoup d’affection pour la France). Le début commence après l’évacuation de Big Boss et de Kazuhira Miller de la Mother Base, vous incarnez une bleusaille pris par surprise dans le fil des événements et qui visiblement n’a malheureusement  pas pu s’en sortir… Du moins jusqu’à votre réveil dans cet étrange monde aux allures d’enfer qui est Dite. A partir de là, vous ferez la rencontre de Dave qui vous mettra au courant de la situation actuelle: Vous êtes les derniers survivants connus, la fameuse équipe énigmatique “Charon Corp” ayant disparu des radars, laissant leur signal radio plonger dans le silence en guise de seule réponse… Sans compter cette forme de vie appelée errant, constituant une menace de taille au vu de leur nombre impressionnant, plongé dans un nuage de cendre irrespirable sans matériel adéquat, avec au loin, une immense silhouette sombre qui semble hanter les lieux.

La Formule Magique

Autour de quoi s’articule le gameplay de Metal Gear Survive ? Quel que soit la personne s’intéressant au jeu, néophyte ou fan, il est évident que cet épisode se veut radicalement différent de ses prédécesseurs. L’aspect infiltration y est réduit au strict minimum, si en début de jeu elle peut paraître primordiale, une fois arrivé dans la cendre, le champ de vision des ennemis étant plus restreins, il est aisé de les contourner. C’est bel et bien l’action qui prend le pas dans cet épisode, puisque tout est fait pour vous pousser à l’affrontement, la notion de chasseur-chassé se veut différente dans son approche vis a vis de l’original. Exit les gadgets faits pour la discrétion, et bonjour l’arc, les palissades, les rambardes, les molotovs et les mitrailleuses montées. Car si le jeu ne rentre plus dans la case infiltration, il atterri dans celle de la survie et du tower defence, il est donc logique encore une fois que l’approche évolue dans son game design. Il vous faudra donc survivre à l’environnement, mais également consolider votre base face à la menace extérieure.

Une base abandonnée

Une de vos première armes: L’Arc

Module de construction de base

Une Solitude Solidaire

Le jeu est il solo ou est il multi ? (Online) Eh bien un peu des deux. L’aventure solo est interconnectée à celle du multijoueur, comprenez par la qu’il vous sera impossible de profiter du mode solo sans passer par ce biais, pourquoi ? Tout simplement car certaine armes sont presque impossibles à avoir autrement, et elles s’avèrent plus qu’essentielles pour avancer au sein de votre partie. Mais en quoi consiste cette coopération entre gamer ? L’objectif est simple (la plupart du temps): protéger avec 3 autres joueurs un extracteur durant 3 vagues successives de zombies, pour réussir cette mission vous disposez des ressources environnantes et de vos défenses portatives que vous aurez préalablement crées. Selon le résultat en fin de game, diverses récompenses vous sont attribuées, au delà des armes convoitées, c’est également les ressources acquises lors de ces péripéties qui vous sauveront de nombreuses fois la vie sur votre partie solo, tant elles peuvent se montrer rares à diverses occasions.

Arc & Type

Malgré sa phase narrative, Metal Gear Survive possède un schéma tracé que vous aurez vite fait de repérer: Pour avancer il faut que la zone soit un minimum cartographiée, une recherche de carte mémoire contenant les informations sur le lieu dit (et accessoirement le scénario) sont à trouver. Une fois la zone obtenue, il vous faudra l’explorer encore, afin de dégoter des trous de ver vous permettant de vous téléporter jusqu’à votre base, faisant office de voyage rapide, mais avant de l’utiliser, vous aurez l’obligation de défendre le téléporteur contre une vague d’ennemis, le temps de sa mise en marche. Une fois exploré de fond en comble, en ayant la possibilité de pouvoir vous y mouvoir rapidement, il vous faudra trouver un extracteur (lui aussi a défendre), appareil permettant d’accumuler de l’énergie, énergie nécessaire pour rentrer chez vous. Au milieu de tout ça, quelques messages de détresse vous serons envoyés, histoire de partir en mission de sauvetage et agrandir notre équipe.

Power Defence

En quoi consiste exactement le coté tower defence ? Comme dit précédemment, le jeu vous mettras dans 3 situations de défense contre les zombies: Lorsque vous activez un Téléporteur/Extracteur, mais également à diverses occasions: A votre base. Pour vous défendre face aux hordes d’errants, certains objets de construction de défense sont portatifs (murs de bois, clôtures, barricades, mitrailleuses, mortiers), et peuvent être disposés selon le souhait du joueur (essentiel pour les Téléporteurs & Extracteurs). Mais, vous pouvez (et devez) customiser votre base, pour qu’elle puisse se défendre correctement, sans oublier les ateliers d’arme, de gadget, ou de vêtement, que vous pouvez placer et utiliser où vous voulez. Les bâtiments comme les armes, sont appelés à évoluer au cours du jeu, si au début avoir de l’eau potable s’avère un parcours du combattant, avancé dans l’histoire permet d’acquérir un feu avec une marmite, donnant la possibilité de chauffer l’eau et donc de la purifier. Bien sûr, tout ça coûte des ressources, et votre survie dépend entièrement d’elles.

Du loot parti en cendre

La survie dans Metal Gear Survive ne sort pas des sentiers battus, et ce veut au fond “classique”. Vous disposez d’une jauge de faim et d’une jauge de soif, en sachant que votre barre de vie dépends de votre faim, et votre endurance de votre soif. En rajoutant le petit détail, que dans la cendre, votre métabolisme consomme d’avantage que à l’air libre. Car la majorité de vos ressources, vous ne les trouverez pas autour de votre base, mais dans le nuage de cendre nécessitant un masque à oxygène pour pouvoir s’y rendre. Vos 3 facteurs de survie sont donc: La Faim, La Soif et L’Oxygène, rendant ainsi, le temps d’exploration compté, afin de trouver les fameuses ressources… Sans elles, impossible de concevoir un arc, de quoi se défendre, cela allant jusqu’à réparer ses vêtements: le loot est au coeur du jeu, sans lui, votre niveau ne vaut rien. Vous avez bien entendu, Metal Gear Survive se dote de quelques notions de RPG, avec la mise en place de niveau, dont chaque passage vous autorise l’achat de compétences (combat à une main, 2 mains, CQC etc…). Sans oublier la partie soins, reprise de MGS3, mais également de Portable Ops.

Maman j'ai raté le coche

Après cette présentation de ce que propose Metal Gear Survive; Que vaux le jeu ? Je veux dire, est ce que si je suis un minimum fan de survie ou de Tower Defence ce jeu est fait pour moi ? La réponse est non, explication. MGS (mon dieu… ils ont osé quand même) est un jeu qui veux faire énormément de choses, mais qui malheureusement n’en réussie vraiment aucune, si la faim et la soif sont les élément centraux des jeux de survie, c’est qu’ils sont le sel du genre, mais aussi les élément les plus difficiles à paramétré, et Metal Gear Survive n’y échappe pas. Si la soif se règle facilement avec le temps, la nourriture peux s’avéré problématique pour les plantations (compté 90 mn pour 2 pommes de terre), et il n’est pas rare de ne trouver aucun gibier, là où notre repère fut établit lors d’une première rencontre (le jeu vous pousse à établir vous même les marqueurs essentiel à votre navigation). Si votre faim à étanché vous occupera une bonne partie du temps, ce serai sans compté des ressources comme le bois, dont le taux d’utilisation doit se compté en foret amazonienne tellement vous allez avoir besoin de cette ressource (Arc, Fleche, Defense, Réparation, Construction)

Pour le reste y'a Master...

Si l’aspect survie n’est pas extrêmement réussit (surtout quand on le compare à un 7 Days To Die ou un Fade To Silence), il n’est pas certain que le Tower Defence générique proposé vienne franchement rattraper le tout. Le Tower Defence en plus d’être redondant, est à l’image de la survie: très mal dosé. Si les téléporteurs se révèlent être un jeu d’enfant, les extracteurs et la défense de votre base sont en revanche épouvantable, cela étant dut à une mauvaise gestion de la difficulté, couplée au maniement d’un personnage adapté pour un milieu urbain, mais pas du tout pour de l’action déchaînée où il faut courir dans tout les sens. Mais pas de panique, vous galérez pour des ressources, de l’énergie Kuban etc.. ? Il suffit de sortir votre carte bancaire et d’activer un petit booster tarifé à 10 euros le mois (tout est fait pour)… Booster dont les effets ont juste le don de rendre le jeu normal… Et c’est là où moi ça commence me faire peur, surtout quand on vois ce que cela apporte comme plus valus en multijoueur (mais difficile de jouer avec des serveurs vide). Nous en sommes donc là en 2018 ? Payer le jeu, mais encore payer pour pouvoir y jouer à peu près normalement ? Haahh Konami….

Fan 2

Après avoir répondu au joueur lambda si le jeu pouvait éventuellement convenir à son palet, qu’en est il du fan de la licence ? Peut il y trouver quelques éléments sympathiques à raccorder avec le reste de la saga ? La réponse est également négative. Les personnages sont tous plus génériques les uns que les autres, et il n’y aura que quelques brides de l’intrigue qui éventuellement vous rappelleront le bon vieux temps, ainsi que certains éléments, comme les conversations typées codec, ou le fameux CQC… Réduit au strict minimum, sans respecter la série, puisque votre protagoniste commence l’aventure sans connaitre cet art… Qui est appris dés l’acceptation de la candidature normalement, belle bourde de Konami. Il m’est vraiment très difficile de conseiller cet opus à un autre fan, à moins d’être collectionneur, je vois mal qui voudrait acheter ce jeu en toute connaissance de cause.

Dans une galaxy lointaine

Le jeu aurai pu être bien plus qu’un simple spin off raté, car de tous les Metal Gear sortis, aucun n’était foncièrement mauvais, mais celui ci, c’est le Link: The Faces of Evil de la série. Que ce soit les épisode Ac!d, Ghost Babel sur Gameboy ou même Rising: tous était de qualité si le gamer était sensible au genre concerné. Mais là, nous sommes face à un titre demandant en plus de la somme de départ, de payer pour pouvoir y jouer en condition normale, dont le gameplay se révèle rébarbatif à la longue. Les serveurs sont vides à en mourir, ralentissant votre progression puisque le loot essentiel s’y trouve. Et c’est pas le nombre d’ennemis disponible, ni les phases de Tower Defence qui viendrons rattraper le tout. Si dans les années 80/90, Konami était signe de qualité que l’on pouvais acheter les yeux fermé, il est difficile aujourd’hui de dire la même chose, tant la place de l’argent s’est fais au détriment de la créativité.

JEU CONSEILLE: 7DAY TO DIE

7 DAY TO DIE est un jeu de survie en vue FPS avec des graphismes en voxel (terrain modelable à souhait), construction de base, survie… LIRE LA SUITE

EVALUATION

GRAPHISMES
/ 20
OST & BRUITAGES
/ 20
GAMEPLAY
/ 20
OPTIMISATION
/ 20
NOTE FINALE
/ 20
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RÉDACTEUR

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